"Chroniques des Au-delàs" (11)

Publié le par Nonène

 Version complète dans "Chroniques des Au-delàs"


Les deux hommes se firent face. La douce Anamia se tenait en retrait, enchaînée à l’autel de l’idole de l’Au-deçà. Reconnaissant la puissance qui habitait son adversaire, ce lâche de Findrich refusait le combat et tenta d’user de ses vains sortilèges. Le protégé de Pehrkön terrassa alors son ennemi avec son pieu avant la fin de l’incantation. Le Furieux emporta alors sa femme loin du lieu maudit, lié à jamais aux pouvoirs de l’Au-deçà. Après tant de peines, la victoire revenait à nos dieux mais elle fut amère.


L’âme d’Anamia avait été offerte à l’Au-deçà et la mort de Fendrich n’y changea rien. Le Furieux tenta tout pour sauver sa bien-aimée mais les anciens et les sages ne réussirent pas à sauver la belle qui se laissa mourir de faim. Falkis, quant à lui, sombra dans une folie sans nom et disparut dans nos marais. La légende raconte que les dieux en firent un puissant mürt en remerciement de son courage et de son dévouement. Il voyagerait encore aujourd’hui dans nos contrées à la recherche des éventuels impies qu’il terrasse de son pieu acéré. Craignez nos dieux ancestraux, vous tous et toutes qui m’écoutez, car le Furieux a encore soif de vengeance et il sait reconnaître les traitres qui suivent les chemins de l'Au-deçà.

 

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