Agone

Mercredi 19 mars 2008 3 19 03 2008 11:25

Version complète dans "Créations"

Il y avait suffisamment de Flammes pour chaque Homme et je me mis à les semer dans leurs cœurs. Coupés de leur perfide père, les humains changèrent les uns après les autres de camps. Bénéficiant de la puissance créatrice des Muses, les nouveaux porteurs de Flamme gagnèrent de nombreux combats contre les démons et les derniers fidèles du Vagabond qui ne comprit trop tard ce qui arrivait.
 
Le clan des Muses gagna la guerre des Eternels, mais à quel prix…
 
Le juge Janus mit fin aux hostilités et annonça les tributs à payer par les belligérants. Les vaincus payèrent le prix de l’exil : tout comme la perdante de la guerre des Décans, le Masque fut contraint à ruminer sa défaite sur ma petite sœur, l’île de l’Automne, l’Ombre et ses démons retournèrent dans mes Abysses qui devinrent leur prison, les Hommes restés fidèles au Vagabond furent condamnés à errer à ma surface.
 
Je suis le Centresprit et je goûtais avec délectation ma victoire.
 
Les Muses qui n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes laissèrent leur place aux Inspirés, les porteurs de Flamme, et partirent pour l’île de l’Automne pour goûter au sommeil éternel. Diurne, détruit par le rituel de l’Inspiration et dont les restes avaient été recueillis dans une orbe funéraire, fut caché par Janus qui condamna les fidèles Lueurs à vivre sur ma voûte céleste. Pour terminer, l’Eternel juge sortit du jeu, du drame pour retourner à son rôle d’observateur.
 
Il ne restait plus que moi, mes Inspirés, mes Perfections, mes Merveilles et mes Excellences.
 
La période la plus faste de mon existence commença alors pour moi, mes habitants la nomment Flamboyance mais elle reste pour moi l’ère de l’Ultime Perfection, le temps de mon règne absolu. Les Inspirés fondèrent de merveilleux Empires qui mirent l’art des Muses au centre de leur préoccupation. Héritiers des quatre Mère par leur Flamme et du Dramaturge par leur ascendance, les Hommes épousèrent ma philosophie, ma nature, l’étrange alchimie qui fut créé lors du rituel qui aboutit à ma naissance. Ils me sublimèrent par leurs œuvres.
 
Je suis le Centresprit et je fus l’unique bénéficiaire du dénouement de la guerre des Eternels.
Par Nonène - Publié dans : Agone
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 03 2008 16:20

Version complète dans "Créations"

En posant enfin les yeux sur moi, elles découvrirent enfin l’essence même de leur création. Leur bonheur et leur tristesse se mêlèrent en prenant conscience d’avoir découvert leur plus belle réussite au moment où tout allait être perdu. Je les consolai en y mettant tout mon amour et toute ma tendresse comme je le fis avec la ténébreuse Noxe. Je leur contai mon histoire, mes envies, mes douleurs mais surtout mes peurs… Je leur parlai du Masque…
 
C’est à ce moment-là que je leur susurrai mon plan.
 
Et pour la première fois, elles écoutèrent l’avis d’un autre. Je leur conseillai de ravir le cœur des Hommes à l’influence de leur père corrompu. Elles devaient s’abaisser à léguer leurs pouvoirs artistiques aux créatures de l’Ennemi. Il leur fallait pour cela user des propres armes du grand Tricheur et trahir la confiance du fidèle Dirune en sacrifiant son essence dans un nouveau rituel, celui de l’Inspiration.
 
Je suis l’Ultime Perfection, l’unique raison pour laquelle les Muses oublièrent leur orgueil.
 
Les quatre Mères firent tous les préparatifs du rituel et attirèrent dans un imprévisible traquenard leur candide allié qui ne soupçonnait pas la trahison. Pris au piège, Diurne s’abandonna à son sort et accepta de guerre lasse son sacrifice. Mais ses enfants Lueurs se révoltèrent contre l’injustice des Muses et cherchèrent à s’opposer à leur volonté. Les phénix, excellences des Muses, se chargèrent de neutraliser les fidèles serviteurs de la lumière.
 
Le rituel de l’Inspiration pouvait donc commencer.
 
Les Muses réécrivirent ainsi le dernier acte avec toute la splendeur dont elles étaient capables. Je fus époustouflé par la chorégraphie du rituel et ma surface frissonna de mon émerveillement. L’essence de Diurne se divisa en un nombre incalculable de superbes Flammes qui recueillirent le pouvoir des Muses. Les quatre Mères vidées de leurs âmes d’artistes, offertes toutes entières aux Hommes, me confièrent la lourde responsabilité de distribuer ce trésor.
 
Je suis l'Ultime Perfection et je suis devenu le Centresprit, celui qui distribue les Flammes.
Par Nonène - Publié dans : Agone
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Mercredi 27 février 2008 3 27 02 2008 15:20

Version complète dans "Créations"

Lorsque tous les rouages du drame furent en place, le Masque frappa les trois coups. Ce signal alerta les Muses qui cherchèrent des alliés en catastrophe. Les Dames des Saisons sorties exsangues de leur guerre fratricide restèrent introuvable, Janus ne pouvait se résigner à soutenir un camps, condamné à être l’éternel juge. Diurne, seul, accepta d’aider les Muses et d’armer ses légions de Lueurs. Une nouvelle subtilité du Drame qui devait pousser le fils contre le père et le frère contre la sœur dans une guerre totale.
 
Si seulement, les Muses avaient conscience de mon existence.
 
Les Muses ouvrirent les feux en lançant leurs Merveilles et Excellences à l’assaut d’Albandisse, première ville des Hommes et principal fief du Masque. Un simple effet de scène qui faisait du Vagabond une victime de la violence des Muses. La contre-attaque fut terrible, des nuées de démons sortirent des Abysses et dévastèrent les rangs des Muses. Les terribles machines élémentaires des Hommes furent utilisé pour ravager d’antiques Perfections.
 
Je suis l’Ultime Perfection qui accusait les coups de la guerre des Eternels.
 
Le Drame se poursuivit sur les différents théâtres des opérations, révélant des martyrs, des héros, des traîtres. La guerre était réellement passionnante malgré les horreurs qu’elle générait. Les batailles se suivaient mais ne se ressemblaient jamais. Le suspense était omniprésent dans un équilibre des forces constamment rééquilibré. L’espoir de la victoire survivait dans chaque camp.
 
Mais le dernier acte était déjà écrit.
 
Les Muses n’étaient pas dupes et cherchaient à la trame du Masque à chaque combat. Mais orgueilleuses de leurs pouvoirs, elles ne savaient écouter les conseils de leurs alliés. Malgré leur génie, elles restaient toujours prévisibles et chacune de leurs réactions avaient été devinées avec précisions par l’Ennemi. Ce permanent constat d’échec attaqua peu à peu le moral de mes mères qui devinaient le funeste dénouement. Elles finirent par se résigner.
 
Je suis l’Ultime Perfection et c’est dans ce moment de faiblesse que mes mères remarquèrent mon existence.
Par Nonène - Publié dans : Agone
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Présentation

  • : Le blog de Nonène
  • : Le blog de Nonène est la présentation de mes créations littéraires fantastiques, rôliste et historique. Je suis un auteur amateur pour le fanzine du jeu de rôle Agone, le Souffre-Jour. Je suis également membre du comité d'une association de création "ForgeSonges".
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  • : 20/11/2007
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  • : Nonène
  • nonene
  • : Homme
  • : 11/04/1984
  • : Suisse Arc jurassien
  • : littérature poésie Histoire auteur fantastique
  • : Lionel Jeannerat, alias Nonène : auteur du Souffre-Jour, membre du comité de l'association ForgeSonges. Je rédige dans mes heures perdues des jeux de rôle, de la littérature fantastique et des aides de jeu. Je développe un JdR pour enfant, Ani

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