Version complète dans "Chroniques des Au-delàs"
Un jour, la route du sorcier croisa le village de Falkis. Ne se doutant de rien, notre héros l’accueillit avec faste et courtoisie comme notre
peuple sait si bien le faire. Findrich abusa sans scrupule de la bonté de son hôte et profita de la nuit pour commettre son forfait car, le lendemain, Falkis ne trouva ni le sorcier ni sa tendre
Anamia. Les yeux du chef de clan s’ouvrirent enfin et il n’eut aucun mal à comprendre que le perfide étranger avait ensorcelé sa femme et l'avait enlevée.
Guidé par sa soif de justice, Falkis rassembla l’ensemble de son village, hommes, femmes et enfants. Ils s’armèrent et, pleins de courage, ils
marchèrent contre le repère des impies. Le chef était déterminé à récupérer sa femme et encouragea les compagnons les plus faibles à poursuivre la route dans les marais. Arrivés à l’orée du
territoire dénaturé de Findrich, la troupe s’étonna et s’indigna du sacrilège, galvanisant leur détermination. Falkis envoya un émissaire auprès du sorcier pour faire part de ses
intentions : Tant qu’Anamia ne lui est pas rendue, il saccagerait le territoire et brulerait les récoltes. Le messager ne revint jamais…
Conforté dans sa décision, Falkis et sa troupe pillèrent la contrée. Malheureusement, la sorcellerie de Findrich était puissante. Nos héros
brûlèrent les cultures et passèrent le bétail au fil de l’épée mais, chaque matin, animaux et végétaux avaient repris vie et continuaient à souiller la terre par leur présence. Trois jours
durant, Falkis s’acharna à effacer la souillure laissée par les étrangers et, trois nuits durant, son labeur fut réduit à néant par je ne sais quel sortilège. Furieux de constater que sa
stratégie n’amenait à rien, Falkis décida alors de détruire le mal par la racine !!!
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"Il était une fois, du temps du grand père du grand père de mon père, un héros qui se nommait Falkis. Chef de clan, il coulait des jours heureux au milieu des siens et tout
particulièrement au côté de sa douce femme, Anamia. Elle était à ce que l’on dit la plus belle femme du pays et d’un dévouement total à son époux.
Depuis que les terribles envahisseurs venus du levant avaient été chassés de nos contrées marécageuses par les fléaux de Laïna et par nos courageux aïeuls inspirés par Pehrkön,
notre peuple vivait dans la paix sous la protection magnanime de nos dieux ancestraux. Cette période était douce et féconde. Rien ne pouvait donc inquiéter notre héros Falkis et sa tendre
Anamia.
C’était sans compter sur la malveillance de celui qui demeurer dans l’Au-deçà, celui qui réprouve les dieux et les mürts qui vivent dans les Au-delàs, celui qui convoite pour
lui seul les âmes de tous les Hommes. Jaloux de l’amour que notre peuple voue à ses dieux ancestraux, il envoya ses fidèles semer le désordre sur nos terres. Sur une frêle embarcation, ils
vinrent d’au-delà de la mer, frontière de nos terres, de notre pays et de notre univers. Une dizaine d’étrangers débarquèrent sur nos côtes, des hommes uniquement. Leur chef était un puissant
sorcier du nom de Findrich. Il prétendait venir en paix et nos naïfs ancêtres le crurent.
Les étrangers s’installèrent à l’endroit même où ils avaient débarqué. Ils s’approprièrent un large territoire, l’asséchèrent et le dénaturèrent. Nos ancêtres prirent pour
prodige ce qu’ils auraient dû considérer comme sacrilège. Mais la terre ne leur suffire pas car ils étaient venu chercher nos âmes. Findrich se mit à hanter nos routes et malheur à ceux qui le
croisaient : à l’aide de ses sortilèges et ses tromperies, il les ensorcelait. Ces pauvres hères devenaient les fidèles esclaves du dieu de l’Au-deçà. C’est ainsi que ce maudit sorcier
déposséda nos divinités de leurs terres et de leurs âmes."
"La mort est un long voyage et rares sont ceux qui en maîtrisent tous les dangers. Moi-même lors de mes nombreuses résurrections, je crains chaque tentative. Je te sens sceptique, jeune homme,
ou alors as-tu peur ? As-tu peur de la mort ou de moi ? Pourquoi pars-tu ?
Bah quel importance, tu reviendras à moi, jeune homme ... tôt ou tard, tu chercheras des réponses à tes questions"
"Tiens, je ne t'attendais pas aussi tôt... As-tu enfin compris que c'est la mort dont il faut avoir peur et non d'un vieillard ? Très bien, si tu veux en savoir plus sur les voyages à travers les
Au-delàs, ouvre bien grand tes oreilles. Pour commencer, tu dois abandonner ton corps. D'une manière violente bien entendu !!!! L'immolation est le moyen que je privilégie car la destruction totale
du corps facilite la résurrection au lieu de destination. Mais lorsque l'on débute, il est plus prudent de conserver son corps en bon état. Il permettra peut être peur permettre un retour des
Au-delàs en cas de complication.
Matériellement, si tout se passe bien, le voyageur détruit son corps qui ressuscite instantanément où son âme le désire - où elle le peux, devrais-je dire. Il retourne à la poussière et il renait
de la poussière, c'est aussi simple que ça.
Tu sembles te réjouir de toutes les possibilités qui s'offrent à toi, jeune homme. Mais attends seulement que je te parle du voyage spirituel. Celui que l'on doit réaliser dans les inquiétants et
dangereux Au-delàs. Il n'est pas aussi trivial et rapide que son effet matériel. Il te faudra en savoir beaucoup concernant les Au-delàs si tu veux garder le contrôle de ton âme. On ne traverse pas
les contrées damnées comme on traverse la rue.
Mais il est déjà tard, jeune homme, reviens demain. Je te transmettrai alors mon maigre savoir concernant les indescriptibles Au-delàs."
Ce texte a été écrit lors d'un exercice proposé par "Les portes du merveilleux". L'exercice voulait que l'on décrive un moyen de transport hors du commun. Ces quelques
paragraphes s'insèrent dans l'univers des choniques des Au-delàs et vous donne un aperçu d'une pratique qui ne sera pas évoquée dans la première nouvelle.
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