"Je suis l'Ultime Perfection" (Fin)

Publié le par Nonène

 Voici les derniers paragraphes de "Je suis l'Utime Perfection". J'espère que vous avez pris plaisir à suivre cette petite nouvelle poétique que j'ai eu grand plaisir à écrire au fil des semaines. J'ai relu le texte entier que j'ai corrigé et parfois modifié dans quelques détails. Il sera prochainement maquetté et mis en ligne sur le site du Souffre-Jour. Je vous tiendrai au courant...

Version complète dans "Créations"


Le manteau de l’Automne qui enferme ma surface déboussola mes habitants. Orphelins de ma présence, Danseurs et Inspirés me recherchent mais portent leurs regards dans la mauvaise direction, vers le ciel, royaume de Diurne et des Lueurs. C’est un nouveau mensonge du grand Manipulateur qui s’amuse à observer ceux qui s’éloignent de moi en croyant me rencontrer. A la manière des Muses, les Inspirés poursuivent au loin l’Ultime Perfection sans remarquer qu’elle s’étend à leurs pieds.

 

Ce drame amer est une cruelle caricature digne de mon Ennemi.

 

Pris au dépourvu, l’éternel arbitre Janus réagit trop tardivement et trop frileusement à l’ostensible tricherie du Masque pour me sauver de la disparition. Il se contenta simplement de sauver ce qui subsistait de l’héritage des Muses. Il s’approcha des trois Dames des saisons encore pures et, ensemble, ils se substituèrent à moi. Janus se réserve le droit de choisir les nouveaux porteurs de Flammes pendant que les enfants du Printemps, Eté et Hiver se charge de la transmission du précieux don des Muses.

 

Je suis le Centresprit et je suis irremplaçable, quoi qu’en pensent certains Eternels prétentieux.

 

Tout est perdu, Janus et les Dames sont grisés par le pouvoir dont ils m’ont dépouillé. Les derniers Inspirés ne sont plus que les jouets du Drame. Les mortels assujettissent à leur volonté de fer ou de velours les candides Danseurs. Tous m’oublient peu à peu et j’entends le rire grinçant et moqueur du Masque qui déguste sa vengeance avec volupté.

 

Pour qui devrais-je encore subsister !

 

A présent, je vais rejoindre mon amie l’Ombre dans la folie. Elle saura me comprendre et me réconforter comme je l’avais fait il y a longtemps pour elle. Dans ses bras et dans ses cheveux de jais au parfum de la peur, je m’oublierai dans les limbes. Je disparaîtrai dans les coulisses de l’existence loin des projecteurs et des regards, pour un dénouement inattendu et spectaculaire qui surprendra le Dramaturge lui-même.

 

J’étais l’Ultime Perfection perdue à jamais…

 

Publié dans Agone

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Malka 12/04/2008 20:19

Merci pour cette sublime nouvelle empreinte de poésie. je viens de relire l'intégralité. On sent le plaisir que tu as pris à l'écire, elle donne la fraicheur néscessaire au texte.
Un autre projet d'écriture en vue?
En ce qui me concerne, je continue d'écrire mais je ne peux pas publier mes derniers textes sur mon blog pour l'instant car je les ai proposé à des concours. Je les mettrai en ligne dès que j'aurai les résultats. J'ai tout de même un nouveau projet en tête pour la lune et ses chimères un projet écrit et illustré (photos et peut être dessin si j'arrive à faire quelques progrés dans ce domaine.
A bientôt Malka

Nonène 16/04/2008 11:54


Hello, oui comme tu peux le constaté, j'ai un nouveau projet de nouvelle. Je suis très heureux que ma première t'ait plu. Je me réjouis de lire toute ta prose et bonne chance pour tes concours.


JA 09/04/2008 21:07

Quelle triste fin !

Nonène 10/04/2008 10:21


Ma foi, c'est bien vrai. Pourtant, je pense que c'était prévisible...