Chroniques des Au-delàs

Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 15:43

Mes lectures ne se limitent pas actuellement à l’unique documentation d’Animaland. Je me divertie aussi en découvrant par hasard livres et BD empruntés à la bibliothèque. J’ai d’ailleurs assez souvent la main heureuse car c’est ainsi que j’ai découvert la fabuleuse saga du « trône de fer » de G.R.R. Martin (lecture qui influence indéniablement mon écriture et qui sera sans doute l’objet d’un article) ou la série « Alban » de Dieter.

 

Cette série est sympathique et échappe sur de nombreux aspects des stéréotypes de la fantasy. Mais ce qui est surtout intéressant pour moi, c’est que j’y ai rencontré certains aspects de mon univers des Chroniques des Au-delàs. Ce dernier est certes bien plus sombre et complexe mais la dynamique des scénarios et le cadre général d'Alban ressemblent de manière frappante à une Chronique des Au-delàs.

 

Je vous parlais mercredi dernier d’un besoin de faire de l’ordre dans ma création et cela concernait aussi la direction des textes des Chroniques des Au-delàs. En réalité, je ne suis pas pleinement satisfait de ce que j’ai écrit jusqu’à présent. Je me confrontais à certains problèmes de cohérence et de narration. La lecture d’Alban m’a donné de bonnes idées sur le sujet.

 

Il n’empêche que je dois à présent faire un choix sur la suite de mes publications sur ce blog. Terminer le texte commencé, puis le relire et le corriger ? Relire et corriger pour repartir sur de nouvelles bases (sachant que ça peut prendre pas mal de temps) ? Débuter un nouveau texte et laisser en stand-by celui-ci le temps que je mûrisse l’idée ?

Votre avis m’intéresse.

Par Nonène - Publié dans : Chroniques des Au-delàs
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 18:48
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***

 

Tout le village est là, les enfants assis sur le sol, les adultes debout à l’arrière, la vieille Änisa et les femmes enceintes confortablement assises entre deux. Le Content se tient pour sa part près du foyer au milieu de tous. Mänis n’entend même plus le bruit de la pluie qui vient battre le chaume au dessus de l’assemblée. Depuis les événements de l’après-midi, il n’attend plus que ce moment-là. Par fierté, il a montré son trésor à tous les autres enfants du village ce qui lui vaut un nouveau prestige auquel il n’est pas habitué.

 

Ses camarades lui ont accordé une place de choix en face du conteur contre la permission de toucher le talisman. Seul Ödgar ne semble porter aucune attention au pendentif. Mänis s’inquiète beaucoup de l’ignorance de son frère car les mots du barde résonnent encore dans son esprit : « je compte sur toi pour rassurer ton frère et le protéger contre le néant qui le guette ». Il espère que les paroles du barde résonneront dans l’âme de son aîné de la même manière que pour lui. Mänis jette alors un dernier regard sur son frère avant que commence le récit.

 

Le Content embrasse toute l’assemblée du regard, il cherche son public, ceux qu’il devra séduire et fasciner par son histoire. Il remarque alors un jeune garçon cloué par le regard de l’enfant qu’il a rencontré dans l’après-midi. Il commence alors la chronique de Falkis le furieux en comprenant toute la nécessité de son ministère. Ce soir, il éduquera les spectateurs incrédules.

Par Nonène - Publié dans : Chroniques des Au-delàs
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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 23:55
Version complète dans "Chroniques des Au-delàs"

Le content porte alors son regard dans le foyer qu’il attise avec une bûche qui se trouvait à ses côtés. Un court silence s’instaure, entrecoupé par quelques crépitements du feu rougeoyant. La sombre salle commune prend avec son éclairage rouge des allures de mystère.

 

-         Je constate donc que tu en sais long sur les mürt, petit… dit avec gravité le barde. Tu dois être à l’écoute des mürts, qu’ils soient dans tes rêves ou dans les contes. Ils sont toujours de bon conseil car ils transmettent les desseins des dieux aux pauvres mortels que nous sommes. Et peut-être, si tu respectes la volonté des divinités et si tu fais preuve de piété à leur égard, ta vie sera meilleure et tu deviendras, toi aussi, un mürt à ta mort.

-         Tu connais des mürts ? poursuit Mänis, curieux. Mon frère Ödgar dit qu’ils n’existent pas et qu’ils ne sont que des histoires pour amuser les petits enfants comme moi. Lorsque je lui ai dit que j’en ai vu dans mes rêves, il s’est moqué de moi. Mais moi, je suis sûr qu’il en a peur !

-         Peut être bien… les gens d’au-delà de la mer aussi ont peur des mürts et des dieux. Il faut croire aux mürts pour qu’ils viennent visiter nos rêves et nos histoires. Je constate que tu es un brave garçon et je compte sur toi pour rassurer ton frère et de le protéger contre le néant qui le guette, répond gravement le Content.

 

Sur ces paroles, Mänis se tait. Il est surpris par la tournure de la discussion. Tous ces contes et histoires dont il raffole prennent tout à coup une gravité qu’il n’avait jamais imaginé. Il a peur pour son frère et se promet de lui persuader de croire. En quoi ? Il ne sait pas très bien mais il ne demande rien au barde. Mänis a peur de toucher à des vérités effrayantes qui le dépassent. Il n’est qu’un petit enfant après tout.

 

Brisant l’atmosphère particulière du lieu, Kristi, la mère du garçonnet, entre dans la salle commune. La réalité reprend alors ses droits.

 

-         Par Gäbija, te voilà enfin, Mänis ! dit-elle d’une voix sévère. Excusez-le, messire. J’espère qu’il ne vous a pas importuné et…

-         Aucunement, femme, bien au contraire. Votre fils m’a tenu bonne compagnie. D’ailleurs, pour le remercier, je lui confie ce présent.

 

Le Content retire alors un talisman de bois suspendu à son cou et le donne à Mänis.

 

-         Dis merci au messire, Mänis, ordonne la mère.

-         Ce n’est pas la peine, répond le barde sans laisser parler le garçonnet. Je sais qu’il en prendra soin et en fera bon usage. Cela me suffit.

 

Le barde marque une pause, puis reprend.

 

-         Lorsque vous sortirez, prévenez le village qu’il se rassemble ici ce soir. Je conterai la chronique de Falkis le furieux, cela leur donnera du courage pour la guerre qui se prépare.

 

Kristi se retire en prenant son enfant par la main qui serre de toutes ses forces son nouveau trésor. Le destin de Mänis bascule alors dans un rêve, un fantasme, un troublant au-delà.

Par Nonène - Publié dans : Chroniques des Au-delàs
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  • : Le blog de Nonène
  • : Le blog de Nonène est la présentation de mes créations littéraires fantastiques, rôliste et historique. Je suis un auteur amateur pour le fanzine du jeu de rôle Agone, le Souffre-Jour. Je suis également membre du comité d'une association de création "ForgeSonges".
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  • : Nonène
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  • : Homme
  • : 11/04/1984
  • : Suisse Arc jurassien
  • : littérature poésie Histoire auteur fantastique
  • : Lionel Jeannerat, alias Nonène : auteur du Souffre-Jour, membre du comité de l'association ForgeSonges. Je rédige dans mes heures perdues des jeux de rôle, de la littérature fantastique et des aides de jeu. Je développe un JdR pour enfant, Ani

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