Mercredi 3 septembre 2008
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Version complète dans "Chroniques des Au-delàs"
A l’entrée des terres impies, le Furieux concentra sa colère sur la digue qui emprisonnait le divin fleuve Lytuvön. Ses eaux balayèrent les
possessions de Findrich et ses complices et les purifièrent de leur souillure. Le sol asséché se regorgea de l’eau offerte à notre peuple, présent inestimable de nos dieux ancestraux. Tous
les habitants impurs se noyèrent sous les flots libérés à l’exception de la colline supportant le repaire des étrangers. Il était le dernier bastion de maître de l’Au-deçà que Falkis s’empressa
d’abattre.
Notre champion s’approcha sans crainte de sa cible, avançant sans peine dans l’eau boueuse. Il pénétra avec furie dans l’enceinte, décimant
avec son pieu les étrangers d’au-delà des mers qui fuyaient à l’approche de la justice des dieux qu’ils avaient défiés. La pitié ne pouvait les sauver de leur juste châtiment. Salle après salle,
le sang coula en l’honneur de la Pehrkön, destructeur des forces maléfiques. Ce nouveau sacrifice gorgea d’une puissance nouvelle le protecteur de Falkis qui devait encore affronter le sorcier
Findrich. Ce fut au cœur de son repaire que le duel eut lieu.
Mercredi 27 août 2008
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Version complète dans "Chroniques des Au-delàs"
Nos dieux ancestraux partageaient la colère de Falkis et ils apprécièrent son offrande dont ils se délectèrent. Nous ne savons rien de la rencontre de notre héros et des puissances des Au-delàs
mais nous en connaissons l’aboutissement. Pehrkön, le guerrier destructeur des forces maléfiques, lui accorda ses pouvoirs et sa fureur puis le renvoya dans nos contrées marécageuses, afin que la
gangrène y soit éradiquée. Renaissant au milieu de son village sacrifié, Falkis vibrait de l’énergie divine et ses yeux brillaient d’une lueur exaltée. Il était devenu Falkis le furieux, bras
purificateur de Pehrkön.
Le Furieux s’arma d’un pieu taillé dans un arbre ancestral et se
maquilla pour la guerre avec l’éclatante tourbe sombre de notre terre. Il porta ainsi nos couleurs avec courage et avec fierté, pendant que nos ancêtres tremblaient et se cachaient honteusement
face au maître de l’Au-deçà et son âme-damné Findrich. Les habitants des marais ne reconnurent pas le champion de leurs dieux et considérèrent son regarde, qui reflétait la fureur purificatrice
de Pehrkön, comme une nouvelle malédiction de ces temps troublés. C’est donc seul mais soutenu par la toute puissance des Au-delàs que Falkis marcha contre les détenteurs de sa douce
Anamia.
Mercredi 20 août 2008
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Version complète dans "Chroniques des Au-delàs"
Falkis marcha alors contre le repère des étrangers. Ses vaillants soldats et son valeureux peuple se mirent en route en scandant des hymnes de
guerre adressés à Pehrkön. Leur bravoure doit être à jamais chantée. Lorsqu’ils arrivèrent en vue de l’antre voué à celui qui demeure dans l’Au-deçà, le maudit Findrich se présenta seul et sans
arme face à la troupe de Falkis. Fort de ses sortilèges, il brava la puissance de notre héros et se contenta d’ensorceler tous ses compagnons par ses discours et incantations. Un à un, les braves
déposèrent les armes, désertèrent et vinrent grossir les rangs apostats. Falkis demeura le seul à résister à la magie subversive de Findrich car sa foi était grande.
Abandonné de tous Falkis retourna dans son village désert et appela les puissances des Au-delàs à son secours. Durant trois jours et trois
nuits, il pria, jeuna et prépara un holocauste en l’honneur de Pehrkön, de Läina, de tous nos dieux ancestraux et de tous les mürts connus et inconnus. Le bucher fut gigantesque et comprit toutes
les possessions du village ; des dizaines de porcs, l’ensemble des réserves hivernales de pätim, d’innombrables peaux, les outils agricoles et ménagers, les huttes, les bijoux. Il m’est
impossible de détailler l’ensemble du sacrifice tant il a été grand, à l’image du dévouement et de la foi de Falkis. Notre héros n’hésita pas à offrir sa propre vie et à se jeter dans le brasier.
C’est ainsi qu’il rejoignit les Au-delàs, contrées des dieux et des mürts, pour y présenter ses doléances.
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